Un auteur incontournable si vous aimez qu'on vous dise franchement les choses, sans gants ni pudeur, Ton Voisin!
Petit extrait de "La solitude de l'ange":
"(...) Il me reste cette nuit Jelena, pour te parler encore devant les hommes qui ne comprennent plus rien à ce que je suis devenu, ni à ce que je fais, ni pourquoi j’écris, ni rien… c’est sans aucune importance, mes amis morts veillent sur moi, ne vous inquiétez pas, « vous savez, je ne sais même plus ce que j’écris, je ne sais plus rien, je ne me relis même pas, je ne me corrige pas, j’écris seulement pour écrire, pour m’entretenir avec vous un peu plus longtemps » Ne vous l’avais-je pas dit, même Fedor, ce frère mort-né, veille sur moi, Jelena, j’en suis là…...
Alors j’écris, je ne sais plus à qui, ni plus vraiment pourquoi, mais j’écris, j’écris des pauvres livres, sûrement à des pauvres gens comme moi, comme toi, qui ne comprennent plus rien ni aux hommes ni au monde, ni à leur désarroi de n’être que des hommes, ni leur besoin innommable d’être bien plus que cela. Mon langage est étrange comme de la glaise aux mains d’un Dieu qui n’arriverait plus à rien. (...)"
Pour plus d'infos: http://tonvoisin.over-blog.fr/
Si vous êtes comme moi, à vous poser 20000 questions à la seconde sur le monde dans lequel on vit, et que vous vous sentez un peu seul,alors je vous conseille de lire du Bernard Werber. Ses livres sont tout simplement géniaux, on y apprend vraiment beaucoup de choses, sur absolument tout.
Extrait de "le livre secret des fourmis":
"Folie
Individuellement, nous devenons chaque jour tous un peu plus fous et d'une folie différente les uns des autres. C'est pour cela que nous nous comprenons si mal.Je me sens moi même atteint de paranoia et de schizophrénie. Je suis en outre hypersensible, ce qui déforme ma vision de la réalité. Je le sais. Mais j'essaie, plutot que de les subir, d'utiliser ces folies comme moteur de ce que j'entreprends. Plus je réussi, plus je deviens fou. Et plus je deviens fous, plus je réussi dans les objectifs que je me suis fixés. La folie est un lion furieux qu'il ne faut surtout pas tuer, il suffit de l'identifier, de le traquer, de le coincer et d'y attacher une carriole. Votre lion apprivoisé vous mènera alors bien plus loin que ne pourrons vous amener aucune école, aucun maitre, aucune drogue, aucune religion. Mais comme toute source de puissance, il y a un risque à trop jouer avec sa propre folie: parfois la carriole, prise de vitesse, casse et le lion furieux se retourne contre celui qui voulait le piloter."
Si vous êtes un amoureux des mots, un amoureux de l'Amour, malheureux dans notre société, "L'île des gauchers" d'Alexandre Jardin vous fera un grand bien.
"Dans l'automobile, l'enthousiasme de Cigogne éteignit ses dernières réticences.
- Tu verras, là-bas tout est différent !
Il ne se lassait pas de répéter qu'aimer était l'activité principale de ces Gauchers, leur première urgence. Un seul peuple sur terre avait ce projet comme thème central, et il l'avait déniché ! A l'entendre, tout ce qui n'avait pas trait à la vie du coeur était là-bas négligé, diminué, voire recalé. La passion de l'accumulation ? Evacuée sans regret ! Les jeux de l'arrivisme ? Extirpés du corps social ! La grande quête pénible de l'efficience économique ? Abolie ! Le coup de torchon ! Seules les ambitions amoureuses, les plus folles à vrai dire, étaient prioritaires, Toute la culture de ces îliens s'articulait autour de cette orientation pas désagréable. Un instant il se tut pour s'émerveiller de ce qu'Emily fût là, à ses côtés.
- My love, reprit Cigogne avec une jubilation qui défroissait ses traits, c'est dans ce pays que nous allons. Là où les hommes et les femmes savent bricoler leur passion pour en faire de l'amour, et du vrai, pas frelaté ! Le grand vertige à portée de main ! Fini le goût du trop peu ! La médiocrité de l'à-peu-près ! A nous les promesses tenues ! Les mirages enfin réels ! L'amour vivable !"
Liza Lo Bartolo, ancienne comédienne de théâtre, écrivain à succès, est devenue pour moi une amie fidèle. Un petit extrait de son dernier roman: Un souffle sur les braises. Le destin de deux femmes que le temps sépare.Il est question de l'occupation durant la guerre, d'amours clandestins, et de vengeance. Un bijoux de vérité que je vous recommande.
"Le sang, les larmes... C'est pour elle aujourd'hui. Sans s'en rendre compte, elle était passée du côté de l'ennemi. L'ennemi, un mot quelque peu indécent face au personnage responsable de cette situation. Pour elle l'ennemi avait eu l'apparence d'un ange. Un si bel homme à la peau claire comme le lait, à la chevelure couleur de blés murs, et aux yeux bleus comme le ciel. Un homme doux et bon, aussi malheureux qu'elle de se retrouver mêlé à cette guerre qui n'en finit plus. Aussi broyé et impuissant qu'elle devant le déroulement d'évènements incontrôlables, insurmontables. Un homme au coeur si grand, si beau, si pur, qu'elle en était éperdumment noyée dans son amour. Non, l'ennemi qu'on lui reprochait d'aimer n'avait rien de laid ni de monstrueux. Avec elle, il s'est montré doux, affectueux, prévenant, et si tendrement et passionnément amoureux. Les monstres c'étaient eux, les villageois qui l'avaient humiliée et torturée. Elle marche, hagarde. Sa bicyclette subtilisée pendant la bastonnade.Oubliée. Ses chaussures retirées et jetées à la foule. Oubliées. Jetée dans le caniveau, la pancarte écrite à la craie pendue à son cou, dont le texte "poule à boche" faisait rire les gamins comme leurs parents."
Plus d'infos: http://lizalobartolo.canalblog.com
P
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